Organiser une compétition sportive internationale demande une exigence maximale. A la Réunion à deux jours de la cérémonie d’ouverture des 9e Jeux des îles de l’océan Indien, tout n’est pas encore prêt.

Les équipes des différents sites s’activent pour peaufiner les derniers détails.

C’est l’agitation dans les locaux de la Maison du sport de la Réunion et du Comité régional olympique sportif. Situé dans le quartier de Champ Fleuri à Saint-Denis, le bâtiment accueille le COJI, le comité d’organisation des jeux des îles. Et à deux jours de la cérémonie d’ouverture, les locaux ressemblent à une ruche. Le personnel d’accueil est avenant, mais débordé par les nombreuses sollicitations. Beaucoup sont pendus au téléphone, d’autres essaient de diriger ceux qui font appel à eux.
Et en ce jeudi, ils sont nombreux. Il y a d’abord les responsables des délégations qui cherchent à loger les sportifs. Alors que de nombreuses délégations (comme celle de Mayotte) arrivent aujourd’hui, elles ne savent toujours pas quels bâtiments ils vont occuper durant les dix jours à venir.

Ce qui est sûr, c’est que ce sera à la résidence universitaire du CROUS à Saint-Denis. D’ailleurs, les athlètes réunionnais y sont déjà et ceux qui ont eu la chance de participer à l’édition seychelloise se sont plaints de la différence de confort dans les colonnes du Quotidien de la Réunion. Bon en même temps avec une chambre étudiante, il ne faut pas s’attendre à des standards haut de gamme. Et aux Seychelles, le village des jeux avait une toute autre destination : loger des familles dans le besoin dans des pavillons.
Il y a aussi beaucoup de spectateurs qui souhaitent assister aux rencontres. La cérémonie d’ouverture qui aura lieu ce samedi 1er août à Saint-Paul aura lieu à guichets fermés. Les autres manifestations seront accessibles gratuitement (hormis les finales des sports collectifs et de boxe, 8 €). Mais pour des raisons de sécurité, il faut tout de même se munir de ticket à retirer au COJI.
Et la file d’attente est raisonnable. En effet, pour l’instant, seuls les tickets de rencontre de football de ce vendredi et des manifestations de ce dimanche sont édités. « Pour les autres, il faudra revenir ou appeler en fin de semaine » précise une bénévole en charge de la billetterie.

Vous savez, il y a toujours des choses qui se règlent dans les derniers instants dans ce genre d’événement

Quant aux sites eux-mêmes, là aussi les derniers réglages sont en cours. Au sein du gymnase de Champ-Fleuri, Stéphane Mouezy, président du club résident de volley, le Saint-Denis Olympique Volley-Ball, est aux petits soins. « Si vous voulez prendre des photos, vous pouvez y aller mais vous ne rentrez pas sur le parquet. A moins d’y aller en chaussette » prévient-il. Il faut dire que le parquet et flambant neuf, tout comme l’éclairage (en cours de réglage cet après-midi) ont coûté 745 000 € ! Mais le résultat est magnifique. Les jeunes volleyeurs du SDOVB étaient subjugués, eux qui n’ont pas encore eu la chance d’y évoluer. Ils officieront en tant que ramasseurs de balle durant les Jeux des îles. Non loin de là, le dojo et les courts de tennis ont aussi reçu un petit coup de neuf.

Tout devrait néanmoins être prêt dimanche pour le début des compétitions. Les footballeurs seront sur le pont dès ce vendredi. Les journalistes aussi. Leur QG sera situé à l’Office municipal des sports (OMS) de Saint-Denis au Champ-Fleuri. La salle de presse n’était pas encore prête en milieu d’après-midi. mais pour Laurent Dincher, responsable de l’OMS, tout sera prêt ce vendredi. « Vous savez, il y a toujours des choses qui se règlent dans les derniers instants dans ce genre d’événement » nous a-t-il transmis avec le sourire. On veut bien le croire. Même le Brésil avait été confronté à des difficultés similaires pour la coupe du monde de football en 2014. Mais pour certains responsables de délégations, même si les jeux n’ont pas encore commencé, il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Mais les Jeux ne font que commencer. Les organisateurs ont dix jours pour prouver que les Réunionnais seront à la hauteur.

 

Faïd Souhaïli