C'est une première à Mayotte. Des candidats aux départementales ont saisi le tribunal de grande instance (TGI) pour usage indu du nom de leur parti.

 

Les candidats aux élections départementales dans le canton de Sada, Ali Madi et Moina Echat Sabili ont été investis au niveau national par l'UMP. Mais Mohamed Bacar et Mariame Madi Boina disent l'avoir été au niveau départemental.

Lors de l'audience en référé au TGI, les avocats des deux parties se sont évertués à démontrer que la partie adverse avait fraudé et n'était en rien légitime à utiliser le nom de l'UMP.

Mais ce que l'on peut relever, c'est qu'en temps habituel, quand un candidat part en dissidence, il fait tout pour se démarquer du candidat officiel.  C'est ce qu'on fait notamment Ali Bacar à M'tzamboro ou encore Camille Abdullahi à Dembeni, puisqu'ils n'ont pas eu l'investiture de l'UMP. Là, personne ne se positionne dans ce sens et chaque partie se considère comme candidat officiel.

Toutefois, c'est bien Ali Madi et Moina Echat Sabili qui semblent les plus gênés par la situation. Leur avocate Me Briard l'a souligné en audience : ils craignent que la confusion s'instille dans les esprits des électeurs et que les logos identiques conduisent des gens à voter pour Mohamed Bacar alors qu'ils n'en ont pas l'intention.

Le camp de Mohamed Bacar n'a pas de souci sur ce point précis et paraît sûr de lui. Il attend avec sérénité le passage devant la juridiction d'appel ce lundi. En effet, en première instance, le président Sabatier s'est jugé incompétent pour traiter de l'affaire.

 

 

F.S.