L’Institut d’émissions des départements d’Outremer, l’Iedom parle d’une « amélioration de l’activité » et le patronat mahorais rétorque que ça va mal, voire « très mal ».

 

« Les entreprises sont en danger de mort » alerte Thierry Galarme du Medef. Quant à la CGPME, elle parle d’une conjoncture partielle qui est faussée, parce que ce deuxième trimestre 2016 coïncide avec a rentrée scolaire et donc une période de fort achat de fournitures, mais sinon rien ne va. 

L’institut d’émissions des départements d’Outremer vient de publier sa note sur l’économie mahoraise sur le deuxième trimestre 2016. Un rapport qui attribue 100,7 points à notre économie sur 120. Bingo, a-t-on envie de crier. Notre économie se porterait plutôt bien. La croissance plafonne à 8% et les ménages mahorais consomment plus que jamais. Alors, pourquoi ne cesse-t-on de dire que l’économie va mal ? 

Le BTP est en plein ralentissement dû au manque de commandes de la part des collectivités locales et de l'Etat.

Pour Daoulab Ali Charif, chargé d’études économiques « la consommation des ménages ne règle pas tout ». Les entreprises notamment celles du BTP travaillent avec essentiellement avec les collectivités locales, et ces dernières ne sont pas forcément des bonnes payeuses. Elles payent tardivement, voire très tardivement et forcement les trésoreries des entreprises en pâtissent. Mais est-ce pour autant, qu’il faille parler d’une économie qui va très mal ?


Certains secteurs d’activités affichent des résultats plutôt encourageant comme les services, la sécurité notamment ou la formation et même les commerces. L’Iedom ajoute quand que la consommation des ménages est en croissance permanente depuis plus de trois ans. Ça n’est pas une surprise, les foyers mahorais s’équipent de plus en plus autant en électroménager qu’en ameublement. Les particuliers bâtissent également, d’où une forte augmentation des crédits à la consommation notamment…

Alors pourquoi le patronat parle d’une économie morose? Certains pensent que « c’est juste une ruse pour faire croire cela au plus grand nombre ». Mais dans quel but?…

K.Abdil-Hadi